Recrutement Intégral

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Les chasseurs de têtes, ces personnes qui souhaitent dénicher la perle rare pour un employeur, sont débordés en raison de la pénurie de la main-d’œuvre. Les entreprises de tous les domaines sont de plus en plus nombreuses à faire appel à leurs services.

Un texte de Marie-Laurence Delainey

 

C’est le cas du distributeur de viande et de volaille Milibec, qui est à la recherche d’un représentant des ventes. La directrice adjointe de l’entreprise de Repentigny, Catherine Moreau, explique avoir demandé l’aide d’un recruteur parce que la méthode traditionnelle ne fonctionne plus.

« Avant, on n’avait qu’à passer quelques appels via le web, les journaux pour recruter du personnel. Maintenant, on doit faire affaire avec des professionnels », indique-t-elle.

Les recruteurs, ou chasseurs de têtes, ont comme mandat de trouver des candidats à la demande des employeurs. Avant, les entreprises spécialisées dans la recherche de talents étaient surtout sollicitées pour pourvoir des postes de cadres et d’employés qualifiés plus rares sur le marché. La pénurie de main-d’œuvre au Québec vient changer la donne, explique le propriétaire de Recrutement intégral, Stéphane Dignard.

« On a des demandes pour des postes qu’on avait moins dans le passé. Les gens sont un peu démunis. Du journalier de production jusqu’au directeur d’usine, des postes en informatique, administratifs, on a énormément de demandes », dit-il.

Nombre de mandats en hausse

Le nombre de mandats confiés à des chasseurs de têtes a grimpé d’environ 50 % en un an au Québec. Une conséquence du taux de chômage historiquement bas dans la province selon la directrice des ressources humaines chez Umanico, Valérie Coulombe.

« On a énormément de travail, je pense qu’on pourrait être ouvert 24 heures sur 24, affirme-t-elle. Les entreprises sont un peu prises au dépourvu, surtout celles qui n’ont pas de département de ressources humaines. Auparavant, on sollicitait beaucoup d’entreprises pour aller chercher des mandats. Maintenant c’est le contraire. Les entreprises viennent à nous. »

La demande grandissante oblige même parfois les chasseurs de têtes à refuser des mandats lorsque l’employeur n’offre pas des conditions de travail concurrentielles. Selon la directrice générale de l’Institut du Québec, Mia Homsy, c’est l’occasion de changer de stratégie.

« C’est un marché favorable aux travailleurs, ils peuvent donc être plus exigeants, indique-t-elle. Si on affiche un poste et qu’il n’est pas comblé après un certain temps, elles (les entreprises) doivent s’ajuster. Elles doivent aussi commencer à penser que peut-être elles sont trop exigeantes pour ce qu’elles recherchent par rapport aux candidats qui sont disponibles. »

Il y a actuellement environ 90 000 postes à pourvoir au Québec.

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